Pensée Spirituelle
"Un esprit qu’on néglige devient le terreau de toute auto-destruction"
(Guy FINLEY)
(Guy FINLEY)
Péricope Biblique
"Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde"
(Mt 28, 18 – 20)
"Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde"
(Mt 28, 18 – 20)
Moi, aujourd’hui, je n’ai fait que 32 km … Pas mal déjà, me direz-vous, à raison d’un peu plus de 5 km / heure, bon cela ne fait que … 6 heures de marche … d’autant plus que ce matin, j’ai pris le temps, avant de partir, de marcher le long du lac de Garde, de me glisser dans l’eau voluptueusement tiède au soleil levant mais déjà ô combien bienfaisant … puis de ranger mes affaires, puis d’être appelé du bas de la place de l’église par Don ? car « io dico la messa ! » (ce qui laisse supposer que ma présence est plus qu’indispensable !). Alors j’y vais – au moins pour rendre les clés ! – Petit déjeuner face à l’onde, puis en route sur le bord de la route surchargée … Mais pas grave, ma pensée du jour est surtout : « mais qu’est-ce que je vais donc leur dire, s’ils me demandent à mon retour d’évoquer mon voyage ? quelle teneur de « causerie / conférence » ? et qu’est-ce que je ne leur dirai pas, et qu’est-ce que je ne saurai leur dire ? et qu’est-ce que ne voudrais pas leur dire (ça c’est facile, c’est « Joker ! ») ? Bon, après tout, vous verrez bien, si cela vous intéresse, vous n’avez qu’à la préparer, votre question (il vous reste cinq mois) … Donc pour reprendre mon idée, après cette route surchargée mais où tout va vite, arrivée à Verona, près du Teatro romano, à chercher la maison-mère de la Congrégation des Combisti (et c’est pas facile de le trouver, dans une ville de plus de deux mille ans). Je trouve enfin, à coup de forfait de téléphone, je suis accueilli avec une certaine expectative par la dame charmante de l’accueil car personne n’est au courant … puis après quelque attente, Romeo, le supérieur, mène son enquête à la manière du commissaire Moulin, en m’interrogeant de manière à la fois professionnelle et sympathique. Oui, ça y est, io sono pelegrinno, et je suis remarquablement accueilli … Là, je dois dire, merci à celui qui devrait être, dans mon monastère franciscain imaginaire, le frère hôtelier, de m’avoir trouvé cette adresse hors du commun …
Bon au bout de vingt lignes et plus, voilà ce que je voulais dire, on me dit pérégrin sur cette terre, mais que dire de tous ces missionnaires qui se retrouvent ici, à plus de 80, dans la maison-mère, soit parce qu’ils y travaillent (accompagnés de laïcs auprès de qui je me permets aussi de tirer mon chapeau bas), soit parce qu’ils s’y reposent, souvent en attente ou non de résultats et / ou de traitements médicaux (et Dieu sait si en Afrique, continent privilégié mais non unique pour ces missionnaires, les risques de maladie ou d’accidents se réalisent souvent), ou – plus poignant – ceux qui y finissent leurs jours, dans l’attente … Ainsi, exemple pas pris au hasard, la messe de 18h20 au second étage (celui qui regroupe ceux qui sont « assez diminués ») est très poignante (et le serait même pour toute personne croyante ou pas, au moins sensée). Pas de commentaire à en faire, plein de prêtres, souvent d’un certain âge. Je fais durant la messe comme ceux qui pourraient se lever : je ne me lève pas … puis on fait tous les étages. Les Vêpres dans la grande chapelle au premier étage, et le repas (pour ceux qui le peuvent) au rez-de-chaussée. Quelle abondance, mais comme dit l’économe, c’est important pour ceux qui sont là, un certain temps ou un temps certain … Allez, à chaque étage, je suis présenté, plein d’échanges, soit un sourire, soit un geste, soit une parole, soit une confidence (et à chaque fois pleine de sérénité, mais souvent avec l’expression d’une envie de « repartir sur le terrain, soit pour y travailler et y prier encore, soit pour être là-bas quand …). Ah, que la vie n’est pas facile, notamment pour ces hommes de Foi et de terrain qui ont TOUT donné pour être là-bas, et qui reviennent forcés, avec une impression de … soyons heureux, mes amis, nous qui avons tout, qui baignons dans tout, qui ne manquons de rien …
Bon au bout de vingt lignes et plus, voilà ce que je voulais dire, on me dit pérégrin sur cette terre, mais que dire de tous ces missionnaires qui se retrouvent ici, à plus de 80, dans la maison-mère, soit parce qu’ils y travaillent (accompagnés de laïcs auprès de qui je me permets aussi de tirer mon chapeau bas), soit parce qu’ils s’y reposent, souvent en attente ou non de résultats et / ou de traitements médicaux (et Dieu sait si en Afrique, continent privilégié mais non unique pour ces missionnaires, les risques de maladie ou d’accidents se réalisent souvent), ou – plus poignant – ceux qui y finissent leurs jours, dans l’attente … Ainsi, exemple pas pris au hasard, la messe de 18h20 au second étage (celui qui regroupe ceux qui sont « assez diminués ») est très poignante (et le serait même pour toute personne croyante ou pas, au moins sensée). Pas de commentaire à en faire, plein de prêtres, souvent d’un certain âge. Je fais durant la messe comme ceux qui pourraient se lever : je ne me lève pas … puis on fait tous les étages. Les Vêpres dans la grande chapelle au premier étage, et le repas (pour ceux qui le peuvent) au rez-de-chaussée. Quelle abondance, mais comme dit l’économe, c’est important pour ceux qui sont là, un certain temps ou un temps certain … Allez, à chaque étage, je suis présenté, plein d’échanges, soit un sourire, soit un geste, soit une parole, soit une confidence (et à chaque fois pleine de sérénité, mais souvent avec l’expression d’une envie de « repartir sur le terrain, soit pour y travailler et y prier encore, soit pour être là-bas quand …). Ah, que la vie n’est pas facile, notamment pour ces hommes de Foi et de terrain qui ont TOUT donné pour être là-bas, et qui reviennent forcés, avec une impression de … soyons heureux, mes amis, nous qui avons tout, qui baignons dans tout, qui ne manquons de rien …
Cher Benoît,
RépondreSupprimerChacun de tes contacts est un moment de partage, une pause pour moi, une ouverture à la réflexion et à la sérénité....
Merci
Sans doute, le bon démarrage de ton projet y est pour quelque chose et ça te fait le plus grand bien.
Profite pleinement de cette expérience exceptionnelle, tu nous rapporteras peut être ce qui nous fait le plus besoin : la PAIX intérieure sans laquelle il n'y a pas de paix entre les peuples.
Allez, porte toi bien, profite de toutes ces rencontres peu ordinaires et de leurs leçons. Notre vie est parmi les hommes, selon moi. Ce qui ne devrait que nous rapprocher de Dieu.
Amitiés - Bernadette MALLET et Eric, toujours en campagne sur ses projets...